Last week…

30062009

Lundi 22 juin.

Départ de Pointe à Pitre.

Voilà après une semaine de repos « bateau » et de beaux jours passés en Guadeloupe, nous repartons pour une courte visite de Marie-Galante. La météo n’est pas excellente en ce moment, pas mal de vent, ciel chargé avec beaucoup de pluie et quelques orages et cela encore pour les jours à venir. Le vent est sud-est et nous partons face au vent, pour changer, pour une navigation de quelques miles, qui normalement nous prendraient que 3 heures mais là j’ai peur de mettre le double ! La mer est agitée dès la sortie du port, le vent est bien de face, la voilure est hisser au mini pour faire face aux éléments. Faire face ! Depuis le début, c’est comme ça, quand on va au nord, le vent passe au nord et quand on va au sud, le vent tourne au sud ! Après une longue après-midi à tirer des bords, nous posons l’ancre au milieu de la très belle anse de port Saint-Louis, où nous profitons d’un magnifique coucher de soleil.

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Mardi 23 juin.

Visite de Marie-Galante.

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Ile jumelée avec Belle-île-en-mer, on s’en doutait mais les ressemblances sont là… Nous découvrons un paysage breton, sentiment certainement aidée par cette météo alternée de soleil et de fortes pluies ! Des petites criques de sable blanc en passant par les hautes falaises où s’éclate la longue houle de l’atlantique, notre journée se passe de balade en balade… Nous sommes tellement sous le charme que nous rêvons déjà à notre seconde visite, durant des jours de grand beaux temps.

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 Visite d’une distillerie en activité…

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Mercredi 24 juin.

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Retour en Guadeloupe pour faire le plein de gasoil et passer la journée avec Laurence, une amie de Pacou, en mission professionnelle à Pointe-à-Pitre. La navigation retour est excellente, le vent n’a pas tourné, nous l’avons enfin dans le dos ! Le bateau avance vite et nous mettrons quatre heures soit deux heures de moins que l’avant-veille… Même, un énorme grain « blanc » avec sa pluie diluvienne et ses rafales de vent à près de 90 km/h, nous donne de très belles sensations. Le bateau sans aucune voile avance à 3 nœuds et en seulement trois minutes le cockpit baigne dans 5 centimètres d’eau…L’avantage de ces grains tropicaux c’est qu’il « aplatisse » la mer et ne dure qu’une dizaine minutes.

Après le plein de gasoil, nous mouillons à l’île à Gosier, petite île avec une très belle plage et une jolie barrière de corail en face du village de Gosier dans la rade de Pointe-à-Pitre. Nous récupérons Laurence pour une après-midi plage et baignade. Apéro, diner à bord et voilà encore une excellente journée passée.

Jeudi 25 juin.

Retour…

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Pavillon de la Dominique… 

Nous ne concevrons pas de rentrer en Martinique sans une escale en Dominique ! Cette île à été le début de notre voyage et nous voulons passer une soirée dans un bar où nous avions promis aux patrons de revenir à la remontée.

La météo est bonne mais une brume venue du Sahara nous empêche de voir où nous mettons les pieds. Nous avançons très bien avec un vent presque de face mais qui nous permet de faire un cap direct vers Portsmouth avec une vitesse moyenne satisfaisante de 6 nds. Après 8 heures de navigation nous retrouvons le charme et l’excellent accueil de
la Dominique. Nous mouillons dans la baie et nous descendons à terre sur la yole d’un pêcheur car nous avons de moins en moins confiance en notre moteur d’annexe qui fait un drôle de bruit depuis quelques jours…Ce serait dommage de le casser à trois jours de la fin ! Nous partons vite faire nos douanes, puis une balade dans la ville et nous voici aux temps des retrouvailles dans ce bar américains qui surplombe la baie où nous apprenons le décès de Mickael Jackson en direct sur CNN. Quel choc après quelque temps dans la vie « sauvage » !

Après un diner burger-coca, changement de décor, nous avons rdv dans un bar local avec notre copain pêcheur. On rentre dans un bar fait de quatre planches de bois, d’une grande tôle en guise de toit et nous trouvons notre pêcheur pris dans une partie endiablée de domino dans un coin de
la pièce. Nous avons à peine le temps de rentrer que des gens nous invitent à boire un verre, il suffit juste d’aller chercher la serveuse assise devant CNN, (eh oui, Mickael Jackson est vraiment international…) et nous voici une bière locale à la main à discuter voyage avec les gens présents.

Le pêcheur nous ramènera après avoir perdu toute la soirée…

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Vendredi 26 juin.

La Martinique, l’île aux fleurs…

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Départ matinale pour la dernière traversée, mais avant nous avons à descendre toute la Dominique au moteur car ces montagnes nous coupent du vent. Dans le canal entre elle et la Martinique, le vent de face est maintenant habituel et nous voici entrain de faire la course avec un canadien. Il nous devancera de bonnes deux heures, il a un bateau beaucoup plus grand que le notre, on se justifie comme on peut…L’arrivée est superbe, et après plusieurs îles visitées, nous redécouvrons la Martinique avec tous les arbres en fleurs. Cette île porte bien son nom !

Nous mouillons dans la rade de St-Pierre, face à la place principale où une scène de spectacle est en pleine préparation, ce soir c’est « bateau-concert » ! Nous ne connaissons pas la programmation mais on est sûre que cela sera rythmé, en étant aux Caraïbes, on ne prend pas beaucoup de risques. Il y avait bien du bon rythme mais le thème était assez inattendu, le concert était consacré à Jésus Christ !

On finit par s’endormir sur des airs de « Jésus, revient parmi les siens » rythmé aux percussions et de danses africaines…

Samedi 27 juin.

De Saint-Pierre à Grande-Anse d’Arlet.

 Les deux dernières étapes était prévu d’avance. St-Pierre, car nous avions adoré cette ville pour sa richesse historique et Grande Anse pour son resto-plage.

Petit déjeuner à terre pour s’imprégner une dernière fois de l’ambiance particulière de cette ville où en 1902 toute la zone est rasée par le volcan, la Pelé, la ville passe de « Petit Paris des Antilles » à bourgade de pécheurs. La Martinique perd toute son économie, son port de commerce, ses administrations et surtout toute sa population, ses « têtes pensantes », ses artistes, etc.…

Nous profitons du marché pour acheter les deux, trois prochains repas qui nous reste à bord et nous retournons au bateau avec notre annexe pour rejoindre Grande Anse pour notre après-midi plage à Ti-Sable. Au fait, j’ai changé la bougie du moteur d’annexe, j’en avais une à bord et le revoici repartit comme en quarante !

Dimanche 28 juin.

Fin du voyage…

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Départ de Grande-Anse pour notre dernière navigation en direction du Marin, port d’attache du bateau. Nous naviguons au plus proche de la côte pour en apprécier encore et encore le paysage, le rocher du Diamant est toujours aussi impressionnant a doubler et les eaux bleus turquoises du chenal d’entrée de port en dernière image…

Voilà, il nous reste plus qu’un nettoyage et un rangement complet du bateau, faire nos valises, dire au revoir aux amis et nous seront en métropole jeudi pour publier notre dernier article : le bilan…

Charly




30062009

     Nous avons fait de notre semaine en Guadeloupe un moment de repos associé à des décharges d’adrénaline. Le mardi 16 Juin, nous sommes réveillés par une pluie battante avec orage et éclairs : impressionnant : heureusement que nous sommes au port, en mer ça doit être nettement moins marrant! La journée est consacrée au ménage, rangement du bateau, sieste, glandouille au port et cinéma le soir… Ca fait du bien de passer une journée plus calme, tranquille, sans rouler et surtout avec un réseau électrique qui fonctionne!

 

 Mercredi 17 Juin.

 

      Rendez vous à 8 heures pour une plongée matinale dans la réserve Cousteau sur l’épave d’un sablier, le Franjack de 50 m, coulé par 20 m de fond en 1995. Avec un peu d’appréhension (surtout de ma part !), nous descendons le long de l’amarre jusqu’à distinguer l’épave.

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Des milliers de poissons l’entoure et en ont fait leur habitat naturel : c’est incroyable comme la nature reprend ses droits en si peu de temps! Nous sommes accueillis par une énorme murène aux dents pointues qui nous regarde de travers.

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Puis nous entamons le tour du bateau avant de pénétrer à l’intérieur : c’est en fait hyper sympa de se balader dans les cales, d’entrer dans le poste de pilotage : tout est bien conservé. Il reste même le moteur dans la salle des machines. Après 45 min à s’en mettre plein les yeux, nous remontons à la surface : il était temps car il ne me restait pratiquement plus d’air! Plongée sensationnelle et nous remettrons ça dès que possible!

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      Nous passons l’après midi au jardin botanique de l’ancienne habitation de Coluche à nous balader dans les allées fleuries de plantes exotiques et des palmiers centenaires. Nous nous amusons avec les perroquets multicolores et peu farouches, du moment qu’on leur propose à boire. Nous restons donc un bon moment à aiguiller leur appétit.

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 Les carpes dans le bassin d’à coté sont encore plus voraces et se jettent littéralement sur les graines avec leur grande bouche ouverte.

 

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Jeudi 18 Juin

 

     Encore une journée tranquille à profiter de l’escale à terre… Et le soir, nous nous lançons dans la trilogie des « Pirates des Caraïbes » où nous retrouvons avec plaisir certains sites visités.

 

Vendredi 19 Juin

 

      Aujourd’hui, c’est canyoning. Nous avons un aperçu de la forêt tropicale en traversant par une magnifique route la Basse-Terre, aile Ouest du papillon guadeloupéen. Avant de partir, on nous harnache avec : combi, casque, et harnais. Après un quart d’heure de marche, le parcours commence doucement avec un spa-masseur naturel.

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Nous enchaînons avec quelques sauts dans les cuvettes d’eau. Quelle chance que l’eau soit à 20degrès, j’aurais trouver ça beaucoup moins marrant si elle était à 10deg comme en métropole!

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Ca y est, nous arrivons en haut de la première cascade et donc du premier rappel. Il s’agit de descendre en rappel le long d’une paroi glissante, sous les éclaboussures d’eau dans une cascade de 10m. Tout va bien, zen…

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          Philippe, notre guide est au commande et nous n’avons plus qu’à nous laisser descendre en détendant la corde. C’est sportif, glissant, sonore (avec le casque), impressionnant, surtout rétrospectivement… Nous continuons la balade en titubant sur des cailloux branlants, en glissant sur les roches immergées dans la forêt humide et tropicale. Ce qui est en fait le plus difficile, c’est de rester concentrer sur ses pieds pendant plus de 5 heures! Nous terminons par un magnifique rappel de 25m de haut : montée d’adrénaline…

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Les jambes cassées, nous dégustons notre punch en compagnie de notre groupe très sympa suivi d’un bon burger sur la plage.

 

Samedi 20 Juin

 

            Grasse mat’. Nous partons en fin de matinée de l’autre coté du papillon vers les belles plages. Charly va perfectionner sa pratique de la planche à voile pendant que je bouquine. Nous irons jusqu’à l’extrême Est de l’île pour découvrir un beau panorama de Bretagne avec les îles de La Désirade et Marie-galante au loin.

 

Dimanche 21 Juin

 

            J’avais promis depuis quelques jours une surprise à Charly. Il a quand même eu une de taille en débarquant dans le centre de parachutisme!! Quel meilleur endroit, pour réaliser son cadeau d’anniversaire de l’année dernière ? Nous allons donc tous les deux sauter en tandem depuis 4000m pour une chute libre de 50 secondes et 8min de survol en parachute !!! Mamma Mia… Charly n’étant pas au courant, ça nous a évité d’anticiper. Alors c’est parti pour une demi heure de briefing, à nous montrer comment se positionner dans les airs, l’attitude à l’arrivée. On ne réalise toujours pas que ça va bientôt être nous dans l’avion…

             Nous n’en menons pas large dans le petit coucou qui s’élevait dans les airs.

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Ambiance très fraternelle à bord. On nous attache à nos anges gardiens, la porte s’ouvre et le vide est sous nous à 4000m… Charly part le premier puis nous tombons tombons tombons… Les 50s passent trop vite, la terre se rapproche et je ne me rappelle que du coup sur la tête pour « faire coucou à la caméra »! Le vol en parachute est magique au dessus de la presqu’île bordée d’eau turquoise et de sable blanc.

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 Après un atterrissage en douceur, je retrouve Charly, les cheveux ébouriffés et  « la banane ». C’était incroyable comme sensation! Charly se laisse presque convaincre pour un stage de vol autonome.

            Nous rentrons au bateau, les yeux dans les nuages, les jambes en coton, mais fiers de nous… Nous avons la flegme de ressortir pour la fête de la musique : ça sera donc un coucous sur la marina.

 

Pacou 




22062009

Dimanche 14/06/09 Montserrat

 

      Nous avons juste une grosse matinée pour visiter cette nouvelle île avant de reprendre la route pour la Guadeloupe car Léa repart le lendemain. Nous prenons notre annexe et nous allons nous amarrer à l’unique ponton de la ville qui est aussi celui du port de commerce. Nous arrivons alors dans la zone à éviter : les douanes! p6140182.jpgNous n’y échapperons pas et d’ailleurs un gardien peu complaisant est là pour nous le rappeler : pas de sortie de zone sans les douanes. C’est en fait un moyen radical pour nous taxer!5 minutes et une interdiction de fumer plus tard, un douanier soupirant et de mauvaise humeur arrive. Il nous demande un rajout de 20 euros car on est dimanche: pas de négociation possible et encore moins de report de paiement! Charly va donc en taxi retirer de l’argent pendant que nous restons le bureau du douanier qui peste allégrement. Nos peines ne sont pas finies car nous passons dans le bureau d’à coté où nous sommes délesté de 10 euros de plus pour le mouillage! Après ce premier accueil mitigé, nous partons en taxi avec Samuel notre guide très bavard.

 

     Il nous amène visiter Montserrat. Cette île a connu un destin tragique puisque le volcan La Souffrière s’est réveillé un beau matin de 1995 obligeant la population à fuir le Sud ravagé par les coulées de cendres ou à s’expatrier. Les 5000 habitants restants se rebâtissent une nouvelle capitale au Nord. Effectivement, toutes les maisons et les bâtiments sont nouveaux. Le volcan ayant beaucoup réduit son activité depuis le début de l’année, les barrières de sécurité se sont rouvertes et nous parcourons des quartiers résidentiels avec de magnifiques maisons au toits par endroits brulés, et malheureusement abandonnées

p6140212.jpg Nous arrivons à l’ancienne marina située sur le lit d’une rivière, en fait il n’en reste rien, la coulée de cendres haute de 10 mètres environ a fait reculer la mer.

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 Impressionnant de voir au loin le volcan qui continue de cracher de la fumée blanche noyant le ciel sous un nuage opaque!

p6140213.jpgNous foulons des cendres, des morceaux de bois calcinés… Plus loin, une maison enterrée sous les cendres. Après une bonne grimpette, un paysage de désolation s’offre à nous : à nos pieds s’étend l’ancienne capitale Plymouth ensevelie sous les cendres et aux habitations ravagées par le feu.

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La végétation heureusement reprend vie au fur et à mesure sur les cendres. Après cette visite forte en émotions, nous repartons au bateau, prêts à remettre les voiles.p6140211.jpg

      Nous levons l’ancre à 15h pour passer le long des côtes détruites par les cendres. C’est encore plus impressionnant depuis la mer!

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Nous découvrons aussi que nos batteries de vie à bord ne rechargent plus : encore un problème technique : ça n’en finira jamais !! Nous mettons le cap vers le Sud de la Guadeloupe. Le bateau avance bien sous un vent parfait. Nous arrivons au loin des côtes pour voir les lumières de la nuit se rapprocher. Sandwichs jambon-fromages/4 quarts à la gite en guise de repas. Sous le vent des côtes, nous devons continuer au moteur. Nous nous relayons à la barre et à la nav, pendant que le dernier dort. C’est très agréable d’avoir un autre équipier, cela permet de pouvoir se reposer au sec!! Puis l’horizon s’assombrit, des éclairs illuminent au loin, le vent forcit, le grain parait inévitable! Vers 3h30, Charly a ce bon mot : « soit il pleut maintenant ou on l’évite » et à ce moment là, un rideau de pluie s’abat sur nos frêles épaules! Il faut donner du mou dans les voiles face aux rafales de vent jusqu’à 45 nœuds. Nous sommes trempés et la visibilité est faible… Mon premier « coup de tabas » : cool, sympa comme sensation d’être à la barre dans ces moments là! Bon, ça n’a duré que 10 minutes… Nous arrivons à la marina de Pointe à Pitre vers 7h sympathiquement accueillis pour l’amarrage à quai.

p61502321.jpg         La nuit a été longue!!! 

          Un bon petit dej, une bonne douche et un bon 220volts récupéré plus tard, nous repartons en direction de Point à Pitre dans l’idée de trouver des souvenirs. Commençons par le marché aux épices. Nous sommes littéralement envahis de toute part, par les marchandes : « Viens Doudou, goûter mon colombo, 5euros la vanille »  Arrrghh, au secours, fuyons! Le marché aux poissons est plus calme et plus local. Ca fait quand même bizarre de voir les beaux poissons multicolores vus sous l’eau et maintenant sur l’étal prêts à être mangés! Nous amenons Léa à l’aéroport pour son retour en métropole. Nous avons passé une super semaine avec elle et c’était très sympa de l’avoir comme équipière. La fin de la journée se passe dans un centre commercial où nous errons dans ce temple de la consommation après des semaines éloignés de tout ça.

 

Pacou 




20062009

Lundi 08/06/09  Anse Deshaies (1)

 

     Aujourd’hui, nous récupérons Léa à l’aéroport. Une amie avec j’ai usé mon bleu de travail aux Glénans. Enfin usé, c’est un bien grand mot, le mien doit être presque neuf ! En fait, j’aurai du l’emporter car ici il me manque. Encore un petit souci technique : un faux contact électrique et des batteries à plat nous obligeront à une escale de plus longue durée à l’anse Deshaies. On va pas se plaindre… Léa arrive en pleine forme en début d’après midi en Guadeloupe et nous passerons le reste de la journée à fort bien apprécier nos retrouvailles.

 

Mardi 09/06/09 Anse Deshaies (2)

 

       Baignade matinale puis un départ en voiture pour Basse Terre, plus grande ville sur la côte Ouest de la Guadeloupe : objectif, trouver un mécano! Nous découvrons une route superbe, longeant la côte entre forêt tropicale, criques, mer, arbres en fleur; la matinée dérive de plus en plus vers du tourisme ! Arrivés à Basse Terre, on ne cherchera même pas un électricien, mais on flânera dans le marché couvert aux épices… Nous retournons vers le bateau en prévoyant un déjeuner sur la plage en cours de route, histoire que Léa mange son premier poisson créole. Arrêt à la Malendure, célèbre pour ses clubs de plongées et sa réserve « naturelle » dite la réserve Cousteau. Excellent déjeuner dans une paillote de plage, les pieds dans le sable, à 3 mètres de la mer. Léa est sous le charme et se laisse convaincre pour un baptême de plongée. Désolé, j’en dirai pas plus, Léa : j’attends ton commentaire…

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Retour au bateau fructueux, j’ai trouvé un pécheur qui connaît très bien les moteurs marins et l’électricité, rendez-vous pris demain à 9h.

 

Mercredi 10/06/09

 

    Le pécheur est ponctuel et commence son inspection et après 2 bonnes heures de recherche, nous trouvons enfin le faux contact. Nous nettoyons au papier de verre les connectiques et le moteur démarre. Enfin, nous pouvons naviguer… Pacou, pendant ce temps nous prépare un délicieux tartare de daurade péchée la nuit même et achetée direct à la rentrée du bateau de pêche.

      Après cette sensation de poisson cru qui fond dans la bouche, nous mettons les voiles vers Antigua. Une superbe nav de 40 milles plus tard, travers au vent avec un bateau qui file vite, nous essayons d’allumer le moteur pour faire notre entrée de port. Pas de jus ! Bon, après tout, une entrée de port et un mouillage à la voile de nuit (car ici elle tombe vite à 19h), c’est un bon exercice ! Mon équipage se révèle complice, complémentaire : Léa à la barre, Pacou aux voiles et moi à la nav : nous tirons des bords dans la baie de Falmouth Harbour à l’heure où tous les bateaux boivent l’apéro! Nous mouillons devant une crique de sable blanc et cocotiers à quelques mètres de la plage…

 

Jeudi 11/06/09

 

    Première chose à faire : les douanes! Faisons découvrir à Léa nos premiers contacts avec une île, lorsque nous débarquons pour la première fois. Pour Pacou et moi, c’est notre seconde visite ici, on gagnera forcément du temps à la tâche. Pas du tout en fait , car nous avons du remplir un nouveau formulaire en plus de celui de 12 pages de la dernière fois. En comparant les deux, ce sont les mêmes mais les questions ne sont pas posées dans le même ordre et on doit le déposer à un guichet que nous n’avions pas encore fait!! La journée est consacrée au tourisme : English Harbour, la capitale d’Antigua: saint John’s, la campagne…

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  p6080333.jpgCoucher de soleil sur Falmouth Harbour

    Le soir, nous partons à la recherche d’un resto de plage pour un dîner de poissons, les pieds dans le sable… On cherche près de 2 heures pour finir dans un burger-shop sur le bord de la route ! Hors saison, les mouillages sont tranquilles, mais du coup à terre tout est fermé sauf les restos des hôtels palaces certes sur la plage mais le trip « nappe blanche, serviettes tissues » n’est pas en accord avec nos envies… Nous passerons un excellent dîner, entourés de familles d’ici, une ambiance locale de tous les jours.

 

Vendredi 12/06/09

 

    Journée plage, baignade, puis une autre plage, puis une autre baignade…

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Samedi 13/06/09

 

     Un professionnel de l’électricité et des moteurs marins monte à bord pour enfin nous dépanner. C’est chose faite après 2,5 heures de boulot et un fil négatif oxydé et cassé de l’intérieur changé et notre moteur redémarre. C’est un soulagement de nous savoir une fois  pour toute réparés. Nous partirons après un mini avitaillement et un dernier déjeuner à Antigua, pour Montserrat. Nav parfaite, 25 nœuds de vent arrière avec une belle houle qui nous pousse dans un concours de surf! A l’approche de Montserrat, la côte accélère le vent et les fonds marins qui remontent creusent la mer. Conditions idéales pour se prêter à de belles sensations de glisse. Léa commence et accroche facilement les 9 nœuds, puis je pousse à 9,5 nœuds, Pacou me dépasse à 9,7 nœuds et finalement Léa pulvérise le record à 10 nœuds. Dire qu’habituellement on a du mal à maintenir les 6 nœuds!! Nous mouillons devant la nouvelle ville, Little Bay, juste à temps pour se poser avec un TiPunch à regarder le soleil se coucher.

 

Charly




Saint Kitts- Guadeloupe

17062009

Vendredi 5 Juin

      Avec une voiture de loc, nous partons explorer cette ile volcan. Notre objectif de la journee est de voir des singes car ils sont plus nombreux que les habitants et se sont multiplies dans les montagnes depuis leur importation par les esclaves. Premiere etape: une ancienne usine sucriere. Petite ballade en foret pas de singe… Deuxieme stop un site amerindien, les premiers habitants caraibes, qui ont laisse des petroglyphes sur la roche. Et la un montreur de singe mais avec une couche de bebe: pour le cote sauvage, on repassera; mais c est quand meme marrant comme contact!

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     Puis nous visitons un immense fort utilise par l armee anglaise construit sur un promontoire qui domine la mer. Magnifiquement bien conserve et restaure, avec son musee il nous a donne une vision de la vie effroyable qui s y deroulait… 

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Nous avons poursuivi notre tour de l ile et sommes arrives du cote touristique ou les hotel et maisons luxieuses commencent a pousser comme des cham9pignons. D ailleurs il y avait des promotteurs immobiliers qui vendaient des parcelles entieres de terrain vierge. Pour le moment il existe encore des endroits verts, tranquilles mais pour combien de temps???

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Nous prenons l apero sur la plage dans un restaurant en cours de construction. Par contre pour le diner nous retrouvons l agitation de la ville et nous mangeons dans une baraque au milieu de la gare routiere au son du reggae dans les odeurs de marie-jeanne.

Samedi 6 Juin

      Petites courses le matin, pleins d eau et a 15h nous quittons la Marina de Saint Kitts. Nous remontons au moteur sous le vent de cette ile puis de Nevis, sa voisine. A 18h nous mettons les voiles et nous voila filant vite a 6 noeuds environ sous 25 noeuds de vent etablis sans vagues. La nav parfaite sous les etoiles et la pleine lune: on y voyait comme en plein jour: c etait magique… Nous sommes passes derriere Montserrat qui est une ile avec une activite volcanique toujours presente et dont la population a ete contrainte de s expatrier ou de vivre au nord de l ile. C est tres impressionant ces nuages de fumee grise et cette terre recouverte de cendre. Malheureusement le vent tombe et en plus nous l avons dans le gueule donc pour faire un cap plus direct, nous rallumons notre moteur. Au loin des orages grondes et nous voyons regulierement des eclairs: pas franchement rassurant mais finelemet nous arrivons sur les cotes de la Guadeloupe sans probleme et sans grain vers 7h du matin. Nous posons l ancre a Deshaie au Nord-Est de l ile et nous nous couchons apres une nuit bien fatiguante mais tres riche…

       La journee se passe tranquillement: un petit passage a terre nous confirme que tout est ferme dans ce petit village un dimanche. Nous ne croisons que 2 antillais sur le seuil de leur maison. Petite baignade rafraichissante et preparation d un pain aux cereales a bord: delicieux et facile a faire si on sait petrir! Au moment de rallumer le moteur pour avoir de l energie, celui ci devient recalcitrant et nous nous apercevons que nos batteries sont a plat. C est logique etant donne nos problemes electriques anterieurs: nous changerons donc les batteries demain et tout ira bien…

        




SABA

8062009

Mardi 2 Juin 2009 : direction SABA.

Réveil matinal pour un départ vers Saba, 25 nœuds de vents au mouillage nous garantissent une belle traversée… Nous hissons la GV avec un ris par sécu, après tout c’est peut être juste une accélération du vent entre les deux petites collines qui se trouvent en face de nous. Non! Nous avons bien fait, il y a bien 25 nœuds de vent dehors! Nous partons vers le large pour 25 milles nautiques. Plus on s’éloigne des côtes, plus la mer se creuse, les crêtes des vagues deviennent de plus en plus blanches, l’anémomètre grimpe encore… Ok. On prend le second ris et on enroule encore du génois. 30 nœuds de vent établis! Travers au vent, le bateau file à plus de 7 nœuds, bien équilibré mais souvent bousculé par les vagues, pas question de laisser le pilote barrer… Après tout l’avantage des Antilles c’est qu’ici les embruns sont à 28 degrés!! Après une heure de nav, on distingue très nettement un immense rocher en parfaite forme de volcan. Pas de doute c’est Saba.

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         On est impatient de découvrir cette île de 20 km2 d’où le volcan culmine à plus de 1000m d’altitude. Un superbe grain est en face de nous mais il est loin, très loin en fait, il finira juste par nous cacher Saba sous son rideau de pluie. Par contre celui qui se trouve à coté de nous, au vent, mérite plus d’attention. Qui passera le premier ? Lui, nous, puis lui et enfin nous. On se prendra juste la fin du grain et une pointe de vent à 39 nœuds! La nav fut hyper plaisante et l’arrivée sur Saba nous impressionne de plus en plus. La côte est très abrupte, il n’y a aucune plage et la houle vient s’écraser contre la roche grise. p60400831.jpgNous sommes déjà sous le charme de cette nouvelle île à notre palmarès, car pour venir ici il faut vraiment le vouloir. Pas de port, un mouillage possible mais réputé « rouleur » ou alors des bouées d’amarrage payantes gérées par la réserve marine. Cette dernière possibilité nous garantie une meilleure sécurité car je doute fort du mouillage à l’ancre par 17 mètre de fond et par une si importante houle. Mais voilà, sur toute l’île, seules 8 bouées sont disponibles. Nous sommes en basse saison, en début d’après midi, nous sommes plutôt confiant. La zone se rapproche et nous sommes 3 bateaux à y aller, nous croisons les doigts!

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         L’un des bateaux à coté de nous, navigue au moteur et avec une bouée d’amarrage collée à son étrave ! Nous comprenons vite que vu le vent, même les bouées décrochent! Nous apprendrons plus tard que cette famille d’américains, restée à terre, ont réussi à rattraper leur bateau parti à la dérive, avec leur annexe. C’est vachement rassurant… On trouve une bouées de libre  et pour éviter de devoir nager après notre bateau, on décide de rester à bord, le temps que le vent faiblisse. L’après midi est consacrée à la lecture, cuisine, et nous organisons notre journée de demain. Pendant ce temps, le vent grimpe, et 44,5 nœuds plus tard, notre bouée tient toujours. p6020076.jpg (Relevé au mouillage!). Nous finirons par prendre confiance en elle et nous assurons le coup en jetant l’ancre quand même. La nuit tombe et le vent avec, mais la houle nous fera passer une nuit  enfermés dans une machine à laver sur la fonction essorage.

Mercredi 3 juin : Découverte de SABA.

Après une courte nuit, le bateau de plongée passe nous prendre à bord pour 2 plongées successives à la découverte des fonds sous marins, eux aussi volcaniques. L’île de Saba a une réputation mondiale pour ses spots de plongée qui sont un de ses principaux intérêts touristiques. L’appareil photo est vite rentabilisé!

 p6030225.jpg    p6030232.jpg

 p6030235.jpg     p6030203.jpg

La première est impressionnante car nous descendons en pleines eaux à 24m pour découvrir le sommet d’un volcan sous marin éteint depuis si longtemps qu’il est recouvert d’une faune et flore abondante. La seconde moins profonde nous ballade à travers des cavernes, des grottes, des tombants plus riches les uns que les autres et nous cohabitons avec les traditionnels poissons des récifs coralliens.

          L’après midi est consacrée à la visite de L’île avec Georges notre taximan. Nous découvrons 3 gros villages reliés par une seule route qui va du petit ponton à cargo à la plus courte piste d’atterrissage internationale du monde (300m). Même en avion, c’est difficile de venir! p6030271.jpg

L’avantage de la difficulté pour venir à Saba nous donne l’authenticité. C’est plus que charmant, les 1500 habitants ont su conserver une architecture commune pour leurs maisons. Pas d’immeuble, pas de casino, pas de béton! p6030257.jpg             p6030275.jpg Que des maisons blanches aux volets verts directement inspirées de la Hollande, sur un fond de forêt tropicale verdoyante. Comme ce matin, le club de plongée est venu nous prendre sur notre bateau, ce soir le retour se fera à la nage. Le taxi nous dépose à la parcelle de terre la plus proche du rivage pour 10 bonnes minutes de nage, il me restera à prendre l’annexe pour revenir chercher Pacou. Ce fut une excellente journée, la nuit sera mouvementée mais si on revient, on tentera l’avion. Et demain, promis on dors au port!

Jeudi 4 juin : Direction St-KITTS.

            Nous décollons du mouillage à 7h30 pour une bonne nav de 40 milles. Direction BasseTerre, capitale de Saint Kitts en passant au large de Statia, île qui stocke et approvisionne toutes les réserves pétrolières des petites Antilles. Résultat, des supertankers sont en mouvement ou au mouillage aux alentours. Le vent est de face bien établi, et par confort et par rapidité, nous faisons un près serré avec un appui moteur. Ce qui nous permet de ne mettre que 9 heures avec un cap quasi direct.

         Nous arrivons à la marina vers 16h30, pile à temps pour effectuer nos formalités de port, douanes, taxes, et autres pourboires… Le responsable de la marina, un rasta, en fin de journée de travail et ultra zen nous dit que les formalités portuaires pourront attendre demain matin. Allons aux douanes. Arrivés devant le bâtiment administratif, on se trompe de porte et sans le savoir, nous sommes dans le bureau du port de commerce. Cette erreur nous coûtera 10 dollars de taxes sous prétexte que la marina dépend du port de commerce mais un bon tuyau car il nous laisse entendre que pour 2 jours sur place on peut se passer des formalités d’immigration. Enfin devant la bonne porte, nous découvrons deux antillais assis derrière leur bureau, l’un tchattant sur internet, l’autre mangeant ses nouilles chinoises. Après un regard dubitatif, les voilà qui démangent leur salle de pause en véritable bureau des douanes. On s’assoit donc en face du chef, et il nous donne non pas des douzaines de formulaires à remplir mais des cartes et guides touristiques de l’île. Il fera lui-même le boulot, nous prends nos passeports et pianote sur son ordi tout en plaisantant avec nous. L’ambiance est bonne enfant, détendue, antillaise…Enfin, d’un ton sérieux, le douanier nous demande si nous fumons, le nombre de cigarettes transportées à bord ainsi que nos quantités de vin. Contre toute attente, il sort de son sac perso 2 cartouches de clopes free taxes! Eh oui, un douanier essaye de nous vendre des cigarettes sous le manteau! Nous refusons poliment et nous continuons nos déclarations tout en lui demandant s’il vendait aussi de la drogue. Enfin le montant des taxes tombe 30 dollars caribéens (8 euros). Je donne 40 dollars et je m’attends répondre : « I don’t have the change but I can keep it for me!»… 

Nous retrouvons bien là l’ambiance des Antilles du Sud.

Charly 




Week-end a Anguilla

5062009

Vendredi 29 Mai

 

       Matinée improductive : mauvaise connexion à internet, douanes fermées… On repassera! Nous avons pris le temps d’aller faire le plein de gasoil à la marina. Eh oui, ça peut être utile. Mais nous avons du paraître bien ridicules avec nos 100 petits litres comparés aux quantités astronomiques des motors yachts. Après une petite nav sympathique d’une heure nous avons posé notre ancre à Grand Case, un petit village du coté français qui a su gardé une partie de son charme : enfin!! Pendant que Charly rangeait le bateau, j’ai décidé de mettre le blog à jour à terre, ce qui implique de prendre l’annexe seule. Démarrage nickel, arrivée sans problème au ponton. Je me mets du coté où il n’y a personne. Terrible erreur ! Il y a bien une raison pour que les annexes soient toutes d’un coté !! Le courant… Donc voilà mon annexe qui passe sous le ponton et moi qui tire dessus sans succès. Heureusement arrive à ce moment là une famille qui tracte mon annexe pour la garer correctement! On me m’y reprendra plus … Après 2 heures à m’énerver sur la lenteur d’internet, le retour se passe sans encombre. Petite soirée tranquille sur le bateau à tanguer doucement. 

    Le lendemain, Ibrahim est au rendez vous à 8heures sur le ponton. Départ pour un week-end à Anguilla. Nous sommes contents de quitter Saint-Martin. Aller en 3 heures avec un bon petit vent et une météo parfaite. Nous filons vite sous le soleil pour arriver à Sandy Island qui comme son nom l’indique est un îlot de sable entouré d’eau turquoise à 2 km d’Anguilla.

p5300086.jpg  p5300028.jpg

Nous débarquons avec l’annexe et nous allons nous  au bar. Même sur un micro îlot de la taille d’un terrain de foot, Heineken est présente! Petit snorkeling dans la barrière de corail et bronzette. Retour pour le déjeuner, la sieste sur le bateau. Nous repartons passer la nuit à Road Bay, dans une mer d’huile. p5310053.jpg Quel bonheur… Nous parcourons la rue du village avant de nous poser au son de Bob dans un bar. Pas de rastas (nous sommes déçus) mais les américains sont bien là!

      Une bonne grasse matinée de dimanche, une nav de 3h et nous voilà au mouillage sur bouée à Priclky Island (2 îlets de calcaire). Seuls…  Les garçons partent chercher leur fusil et les voilà partis à la pêche.

p5300033.jpg 

Ibrahim nous ramène 3 magnifiques poissons après 3 heures de combat.

p5310067.jpg  Notre compagnon de mouillage…

En fin d’après-midi, nous contournons en annexe l’île pour accoster de l’autre coté. Là aussi nous sommes seuls!  Restos fermés, pas d’américains… Une île déserte! Un rêve, mais on a vite fait le tour… Petit snorkelling du soir mais les poissons sont partis se coucher, heureusement la raie veille sous le bateau. 

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 Le soir nous dégustons les bons poissons péchés.  C’est sympa de manger aussi frais.p6010069.jpg

       Lundi, il faut penser à rentrer! Nav retour sans problème. Nous pechons a la traine avec les tetes de poissons mais sans succes! Et nous déposons Ibrahim : c’était sympa d’avoir un équipier à bord qui découvrait les joies de la plaisance… Plein d’eau à la capitainerie. Nous repartons au Sud de l’île du coté hollandais pour nous raccourcir la route de Saba le lendemain.




Saint Martin

29052009

Lundi 25 Mai

 

       Si tout va bien, aujourd’hui nous réparons notre problème moteur ! Après tout le diagnostic est sûr, c’est juste l’alternateur à changer. Notre mécano, Christophe, arrive un alternateur d’occas’ mais plus puissant que notre ancien. Après 3 heures de boulot, c’est chose faite : nous sommes de nouveau équipés et près à quitter Saint Barth. C’est ce que nous ferons le lendemain car nous ne voulons pas quitter ce littoral tellement riche que protégé, (voire national park. Eh oui, encore un !! ) sans nous offrir une plongée.

       Basse saison plus fin de journée nous donnent l’opportunité de profiter d’une plongée privée. Nous plongeons sur le site du Pain de Sucre, ilet à la sortie de Gustavia. C’est un récif sous-marin où soi-disant à la tombée de la nuit, les poissons rentrent se coucher. Nous descendons en pleines eaux à 20m face au rocher. Eh oui, certains sont déjà là : notre ami le requin dormeur s’est trouvé un confortable rocher ! Au détour, d’une roche nous croisons une tortue d’1m de diamètre qui rentre au bercail. Mais que font ces requins de récif : cherchent ils une place pour la nuit ou un dernier « casse-dalle » ?. Tiens au sol, une petite raie léopard semble balayer le sable avec ses grandes ailes. Un banc de plusieurs centaines de poissons danse avec nous … Nous rentrons seulement après 35 min car à force de tourner la tête partout, Pacou a vidé sa bouteille (trois fois plus vite que le moniteur !) ; mais avec des images plein les yeux !

         

       Mardi 26 : Départ de Gustavia après les dernières démarches administratives de sortie et les derniers pleins d’eau vers 10 heures pour Saint-Martin. Quel joie d’entendre ce moteur qui nous permet de rejoindre le large pour toucher du vent ! Vent arrière plus houle de travers, l’allure est difficile à tenir et le speedo ne grimpe pas au-dessus de 4,5 nœuds. Nous ferons les derniers milles au moteur, ce qui nous permet de nous approcher beaucoup plus de
la cote. On s’est trompé dans la nav , nous arrivons à
la Grande Motte !!

p5260004.jpg Des barres d’immeubles sur toute la cote hollandaise nous fait craindre le pire… Ce sera donc notre première image négative de Saint –Martin, sentiment qui restera majoritairement le même durant le séjour. Heureusement, nous sommes content de retrouver notre ami Ibrahim, ancien de Martinique expatrié pour 6 mois à l’hôpital de Marigot.

        C’est donc là que nous mouillons. Nous descendons prendre contact avec l’île. Plein de boutiques en tout genre, le chic de Saint Barth en moins. C’est sale, et cache-misère. Après avoir passé le centre ville et le front de mer , lieux touristiques, on découvre le Bronx ! Des maisons presque en ruine à 3-4 familles dedans et énormément de mecs qui trainent. Nous nous enfonçons dans ce quartier dans le but d’aller au cinéma. Mais sur le chemin, nous sommes interpellés par un chalet savoyard avec un immense drapeau suisse ! Un restaurant de fondues, raclettes et autres spécialités montagnardes introuvables aux Antilles… Nous discutons avec les propriétaires de Haute-Savoie qui font venir tous leurs produits directement de chez eux. Finalement, le cinéma tombe à l’eau et nous retrouvons Ibrahim autour une bonne raclette de saison dans un restaurant ultra climatisé.

 

      Mercredi 27 : Nous partons avec l’annexe chargée de notre linge sale pour la capitainerie qui nous propose de peur qu’on abime leurs machines de nous rendre le linge lavé et séché pour demain. L’aubaine : pas besoin de rester 3 heures à regarder le tambour qui tourne ! Nous rejoignons Ibrahim pour le petit-déjeuner. Le pain au chocolat est délicieux. Nous partons faire le marché pour acheter des tomates de luxe à 5 euros le kg. Avec une voiture louée, nous partons explorer le quartier hollandais non férié en ce jour de commémoration de l’esclavage. C’est vrai, ils n’ont pas connu ça eux sur leur partie sud de l’île ! Les hôtels poussent comme des champignons dénaturant complètement le paysage.
La capitale Philipsburg étant le summum avec ses rues entières dédiées au tourisme duty-free. Nous sommes bien aux Etats-Unis avec ses fast-foods p5280010.jpg et ses gros américains rougis aux UV.

 

       On en profite quand même pour nous offrir un appareil photo avec son caisson de plongée qui nous a tellement manqué à Saint Barth ! A force de jouer les touristes, nous aussi on se fait avoir. Nous avons parait –il 1000 dollars de bons d’achat ou un voyage suite à un jeu de grattage. Pour récupérer nos gains, 2 jolies minettes doivent nous faire visiter un hôtel. Nous tombons dans une arnaque, on essaie de nous vendre du timeshare ! Nous refusons l’offre et nous repartons avec un voyage offert. Installés dans notre voiture, nous lisons les petites lignes de notre « cadeau » et nous découvrons que c’est juste une semaine d’hôtel offerts, à nous de rajouter les billets d’avion, les repas, les boissons, les frais de dossiers de 250 et l’obligation pendant ce séjour d’écouter à nouveau leurs discours commerciaux ! Après analyse, tout était super bien monté. Au final, nous avons perdu 1 heure mais gagnés en expérience. On ne nous y reprendra plus !!

      Nous passons prendre l’apéro sur le bateau de nos amis normands déjà croisés en Guadeloupe puis à Antigua. Ils nous dépannent d’un peu d’essence pour finir notre retour en annexe jusqu’à Anthétia. Nous avions calculé un peu juste notre consommation…

 

     Jeudi 28 : Petit bain de mer matinal pour tester notre investissement de
la veille. Départ de bonne heure et de bonne humeur pour faire le tour de l’île dans l’autre sens : coté français. Sans être chauvins, c’est beaucoup plus charmant et aéré. La ballade touristique de l’île : eau turquoise, sable blanc et piste d’atterrissage.

 p5280019.jpg C’est difficile de bronzer sous les trains d’atterrissage d’un Boing 447 mais tellement impressionnant. p5280018.jpg Nous aussi comme les américains,p5280025.jpg  nous prenons des photos sensations. Retour à Marigot, boire un verre avant la garde d’Ibrahim dans un café branché sur
la plage. Nous discutons de nos programmes et nous embarquons Ibrahim samedi matin pour 3 jours avec nous à Anguilla. Oui c’est vrai notre programme est chamboulé : les escales techniques nous ont fait perdre du temps, nous n’irons pas aux Iles Vierges cette année.

 

PacouCharly




Vie à bord

25052009

p5170129.jpgp52002101.jpgp5190191.jpgp5170139.jpgp5160123.jpgp5160100.jpgp5160112.jpgp5170128.jpgp5160125.jpg       




Barbuda et Saint Barth

25052009

      Le Mercredi 20 Mai 2009

     Après cette journée de mardi parfaite, nous reprenons la route direction Barbuda une ile réputée paradisiaque au Nord-Est de Barbuda. Le départ a été plutôt chaotique car nous étions mouillés au milieu de cayes (coraux en surface) dont il a fallu sortir. Le GPS c’est bien, encore mieux s’il est traceur mais  rien ne vaut la bonne vue des matelots et du sang froid pour passer entre ces récifs apparents. Après quelques frayeurs, nous avons donc trouvé notre cap pour Barbuda.

      Arrivés en vue de longues étendues de sables blancs p5200207.jpg après une nav sympa de 5h avec vent arrière,  nous allumons le moteur pour nous rapprocher doucement de la côte qui est bleu turquoise. Eh là consternation, impossible d’allumer ce moteur. MERDE c’est la tuile. Vite prendre une décision. Pensant à un problème de batterie puisqu’il n’y a aucun contact, Charly se lance rapidement dans un échange de batteries. Rien à faire, le moteur ne démarre toujours pas. Bon alors que faire ??? Nous choisissons l’option plus sécurité de mouiller à Barbuda pour trouver la cause de la panne. Ce qui implique un mouillage à la voile…

     Alors, préparons nous : Charly scotché à la carte et moi à la barre, sans instruments pour la profondeur ou l’orientation du vent (eh oui, il n’y a plus d’électricité aussi :c’est plus drôle !). C’est parti pour une demi –heure à slalomer entre les cayes dans un bon vent de face, avec une sonde à main pour tester la profondeur, et un GPS portable. C’est dans ces  moment là, qu’on se rend comte que sans une carte et la nav traditionnelle, on n’est pas grand-chose ! Finalement, nous mouillons tranquillement sur le rivage d’une longue étendue de sable blanc et d’eau turquoise…p5200209.jpg  Nous voilà bien seuls avec notre  feu moteur au milieu de ce paradis terrestre mais finalement perdu au milieu de nulle part !

p5210218.jpg 

 

      Allons voir à l’unique village de l’île s’ils n’ont pas des batteries avant la nuit. En annexe, nous nous beachons sur ce beau sable. Et nous traversons une petite plage pour rejoindre le lagon de l’autre coté, avec l’annexe « sous le bras ». A notre grande surprise cet immense lagon est en fait une étendue d’eau verte vaseuse et remplie de méduses ! p5210228.jpg Quel contraste… Après une longue traversée de vingt minutes, nous voilà à Codrington, 1700 âmes. On nous oriente vers la station service : il y en aurait une disponible le lendemain. C’est un bon début ! Avant de rentrer, nous rencontrons un commerçant Lincold qui voulant nous aider nous propose de repasser le lendemain pour charger notre batterie malheureuse. Seconde piste, ça va déjà mieux. Le soir autour de notre lampe tempête, nous n’en menons quand même pas large avec notre panne dans ce fabuleux cadre !!

 

      Le matin, nous retraversons le lagon avec notre annexe p5200212.jpg qui broute de plus en plus au démarrage. Lincold nous amène chez lui pour charger notre batterie. Les gens sont vraiment sympas ici et accueillants, c’est dingue. Sur le chemin, nous nous arrêtons sur cette magnifique plage déserte : on veut en profiter quand même ! De retour sur le bateau, Charly remet tout le circuit en marche. Moment d’émotion en appuyant sur le bouton strat du moteur : rien, pas de jus… REMERDE ! Bon, pas de stress, on va réessayer de trafiquoter le moteur, on sait jamais!  Après un moment, je découvre le tableau du moteur allumé : miracle… En plus le moteur démarre parfaitement. Ouf : l’électricité revient et nous allons pouvoir partir à Saint-Barth  faire examiner ça de près. Après de longues discussions, nous arrivons à la conclusion qu’il existe un faux contact dans le circuit et un gros doute sur la recharge des batteries.

       Vendredi matin, petit stress au réveil, le moteur ne s’allume pas. Ca commence à faire !! Finalement, il reprend faiblement vie et nous permet de partir pour une longue nav au moteur.Histoire d’être sur qu’il nous lâchera pas à l’approche à Saint –Barth. Heureusement, il y a pétole et donc le moteur est opportun ! La nav est tranquille à se relayer à la barre car notre pilote rechigne à la tache (on s’occupera de ça plus tard, chaque chose en son temps). Nous arrivons avec le crépuscule en vue de l’île. Petit passage entre des ilets et la nuit tombe quand nous arrivons à Gustavia, port franc. L’arrivée de nuit dans un nouveau port finalement se passe sans problèmes puisque les quais sont dégagés des grand yachts en saison creuse. Nous  nous amarrons à quai devant les boutiques Louis Vuitton, Hermès  et Cartier, quel choc après la plage déserte de Barbuda !! p5250003.jpg Pour concrétiser ce décalage, nous nous offrons un resto branché de l’île dans une ambiance trozienne.

        A la première heure, nous filons à la capitainerie pour essayer de trouver un motoriste qui vienne à notre secours un samedi ! Un mécano passant par là, il nous accompagne sur le bateau. Après une heure de boulot, le diagnostic tombe : les batteries ne rechargent plus rien à partir du moteur ! Il faut changer l’alternateur ( ?). Il essayera lundi avec un alternateur d’occasion incertain, sinon il faudra attendre quelques jours de plus ici. Il y a pire, c’est vrai…

         Nous en profitons pour arpenter les rues bordées de magasins de luxe, inabordables. On se croirait à Saint Trop’, c’est fou ! Nous n’avons pas encore vu des stars people qui peuplent l’île, parait-il. En revanche, nous avons rencontré des fameux voileux : Philippe Poupon et son « Fleur Australe ». parés à partir dans le Grand Sud  ainsi que Jacques Patuelli dit Patou entre nous, du nom du guide nautique de la navigation aux Antilles. Notre Bible, il faut le dire!

       Dimanche matin, grasse mat qui fait du bien… Nous arpentons ensuite la petite île de Saint-Barth en scooter, de magnifiques plages d’eau turquoise en belles anses de sable fin, et tout ça sous le soleil. En fait, l’île est très sèche, parsemée de maisons incroyables et bordée de très belles plages.p5230231.jpg  Décidemment, aucune des îles antillaises ne se ressemblent !

Pacou







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